A la Poursuite du Code en Rouge

Devant travailler sur des supports de cours en pauvrepoint, je me suis mis à la recherche des bonnes pratiques… Il semble que le consensus actuel est de faire des transparents très « design », l’idéal étant : un mot (avec une typo soignée) sur un visuel d’affiche publicitaire. Steve Jobs comme référence. C’est vrai que si l’on compare avec Bill Gates

Cachez ce transparent que je ne saurais voir…

En fait, le style dépouillé est une réaction aux mauvaises présentations qui pullulent en entreprise. Ce qui est critiqué, c’est la « liste à points » de powerpoint. Si l’on critique l’outil au lieu de critiquer la méthode, c’est que l’outil à influencé – disons-le franchement : perverti – la conception.
Par exemple, selon Edward Tufte, powerpoint est un outil de vente, pas de transfert information. Ainsi, arranger en liste à points des informations techniques peut contribuer à l’explosion de navette spatiale. Sans exagérer. Je vous recommande son analyse d’un des transparents fatals.

Presentation refactoring

Donc, qu’est-ce qu’on fait ? Prenez quelques minutes pour regarder cette présentation : http://www.tudorgirba.com/blog/storytelling-at-esug-2008. Vous pouvez suivre les transparents en même temps que la vidéo juste en dessous. C’est un régal. j’avoue avoir un peu ri jaune au slide n°8 Oops!

On trouve facilement de bons conseils pour faire des présentations (encore que, si comme moi vous n’êtes ni graphiste ni publicitaire, les conseils peuvent donner l’impression de se résumer à « soyez graphiste ou publicitaire »), mais je n’ai rien trouvé comme conseils avisés pour faire des supports de cours. L’exercice, même s’il se base également sur powerpoint, est suffisamment spécifique pour que les conseils de présentation ne s’appliquent que partiellement. Là-dessus je suis rentré bredouille. Si vous avez des idées, je suis preneur.

Lectures recommandées

Deux blogs incontournables, presentation zen (tout un programme) et slideShocklogy – en passant, ces gens-là sont plus doués que moi pour nommer leur blog Wink – et un blog sympa, une présentation (il en fallait une), et pour finir un ebook : « Really Bad PowerPoint« . Si vous n’êtes pas rassasiés après tout ça, je vous envoie vers une compilation de liens.

Rien à voir avec l’hypnose, l’auto-suggestion c’est aussi quand une boite de recherche  se met à vous proposer de compléter votre texte au fur et à mesure de votre saisie…

google suggest

google suggest

… et c’est dangereux.

Petit retour en arrière…

J’allume pour la première fois le portable flambant fourni par Oxiane. Première étape, je commence par configurer le wifi, ce qui me permet de télécharger et d’installer de google chrome. Normal de commencer par chrome, après tout, la première chose que l’on installe sur un PC, c’est bien l’OS, non ? Wink

Et là, au moment de taper ma première requête dans l’omnibox (la fameuse boite d’URL à auto-suggestion de google chrome), faute de frappe, le copier-coller qui part tout seul. Sauf que le presse-papier contenait encore ma clef wifi que je venais de saisir. Et je regarde avec effroi ma clef-ultra-secrète partir joyeusement en clair vers les serveurs google et retour « ah non désolé je n’ai rien trouvé » (remarquez, j’aurais été plutôt surpris que google me trouve quelque chose avec un tel mot-clé).

Alors s’il-vous-plaît, si vous intégrez une boite d’auto-suggestion, comme c’est la mode dans les applis AJAX (« faut bien que ça serve tout de même le côté dynamique de l’ajax, non ? »), par pitié, n’envoyez pas au serveur les frappes de Ctrl+V, suppr., delete ou ce genre de caractères de contrôle.

Laissez une chance à l’utilisateur de conserver son presse-papier pour lui-même. Il vous en remercie.

Après un été plutôt mouvementé, je pense pouvoir progressivement avoir un peu plus de temps pour bloguer.

J’ai fait la mise à jour de wordpress, toujours ça de fait, et j’inaugure le cross-posting sur schwinl! et oxiane par un billet sur google chrome.

J’ai pas (du moins pas encore) vendu mon âme à google, mais j’ai encore pas mal de techno estampillées « 10 puissance un tas » dont j’aimerais causer… Parceque mine de rien, ‘sont balaises chez gougueule.

A bientôt, donc.

A la surprise générale, Google sort son navigateur maison, chrome…

…mais vous le savez probablement déjà.

 

Pour une fois, je ne vais absolument pas parler technique. Il y a un autre aspect de google-chrome qui est d’ores et déjà surprenant, c’est le budget communication qui a accompagné le lancement du produit… Résumons : l’envoi d’une bande-dessinée (très bien faite, soit dit en passant) à des blogueurs « influents ». Ah oui, et un billet sur le blog officiel de l’entreprise. C’est tout. Avouez que c’est pas cher, c’est un budget de PME.

Laissez agir, même pas besoin de secouer.

  • Lundi vers midi, un blogueur annonce la bande-dessinée, reçue dans sa boîte aux lettres le matin même. Le site web http://www.google.com/chrome affiche encore 404.
  • Google confirme dans la précipitation vers 14h et publie la BD en ligne vers 15h30.
  • L’article wikipedia voit le jour à 16h17
  • Mardi matin, tous les flux RSS ayant un rapport avec l’informatique parlent de chrome
  • Téléchargeable mardi dans l’après-midi
  • Jusqu’à l’article dans le monde le lendemain

  • Et maintenant, vous qui me lisez vous vous dîtes « encore un billet sur chrome y’en a marre ! »

Pas besoin de louer le CNIT, de faire une campagne d’affichage 4×3, de faire un lancement sur les champs-élysées, un feu d’artifice, ni de spots télé… Je connais rien à la publicité mais je me plais à penser que la sortie de chrome devrait faire partie du programme de toute école de publicité/communication/marketing. Je pense même que pour le lancement de produit high-tech il y aura un avant-google-chrome et un après.

 

Décidément, ‘sont forts chez google, non ?